La maladie de Parkinson

Introduction

La maladie de Parkinson est une maladie chronique complexe. Elle nécessite une prise en charge particulière et adaptée. Pour aider les personnes âgées à maintenir un quotidien serein, les équipes Korian s’engagent auprès des patients et des familles.

Corps

Définition de la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est une maladie dégénérative du système nerveux, qui provoque la perte lente et progressive des neurones à dopamine dans la zone du cerveau appelée “substance noire”, affectant le mouvement automatique. Les personnes atteintes souffrent de tremblements, de ralentissements ; leurs gestes sont rigides, saccadés et incontrôlables.

Des blocages existent, entraînant des difficultés à franchir le seuil d’une porte, se lever, commencer à marcher, tourner sur soi ou changer de direction, et des chutes se produisent, en lien avec cette atteinte du mouvement d’adaptation automatique.

La dopamine est un neurotransmetteur indispensable au contrôle des mouvements du corps, en particulier les mouvements automatiques (par exemple les expressions du visage). La disparition de ces neurones provoque ainsi un déficit en dopamine dans le cerveau, obligeant dorénavant le/la malade à penser ses mouvements alors qu’ils étaient autrefois réalisés automatiquement.

La dopamine est aussi un neurotransmetteur impliqué dans la motivation, ce qui peut expliquer parfois des situations d’apathie ou de désintérêt général. Source : France Parkinson

La maladie de Parkinson en chiffres

Selon Santé Publique France, 200 000 personnes sont atteintes par la maladie de Parkinson. Avec environ 25 000 nouveaux cas par an, cette maladie progresse avec le vieillissement de la population. Seuls 17% des nouveaux cas concernent des personnes de moins de 65 ans. Les hommes sont davantage touchés par la maladie que les femmes.

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Source : France Parkinson

Causes et facteurs de risques

Les causes exactes de la dégénérescence neuronale sont incertaines, mais l’âge reste bien entendu le principal facteur de risque. De multiples facteurs pourraient favoriser la maladie de Parkinson.

Il existe une susceptibilité génétique relativement faible à cette maladie. À ce jour, en étudiant le génome de beaucoup de patients, 21 variants génétiques ont été identifiés en association avec la maladie de Parkinson, mais ceux-ci ne sont pas assez forts pour prédire la maladie de façon individuelle.

Le facteur génétique

Concrètement, une personne avec un profil génétique défavorable présente 2,5 fois plus de risques de développer la maladie. La maladie n’est donc généralement pas héréditaire, même s’il existe 5% de formes génétiques liées à des mutations de gènes spécifiques.

Par ailleurs, les chercheurs ont observé de nombreux changements dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, comme la présence de corps de Lewy dans les neurones, jouant un rôle toxique dans la maladie.

Les facteurs environnementaux

Du côté environnemental, plusieurs pistes sont actuellement à l’étude, comme :

  • un déficit énergétique ou métabolique,
  • l’accumulation de radicaux libres,
  • un processus inflammatoire,
  • certaines drogues,
  • la dépression,
  • l’intoxication au monoxyde de carbone ou au manganèse,
  • ou encore l’exposition aux pesticides et polluants chimiques.

En effet, les agriculteurs exposés aux insecticides de type organochlorés ont un risque accru de développer ce trouble, faisant partie des maladies professionnelles du régime agricole. Concernant la dépression, elle pourrait être un facteur prédisposant à la maladie ou simplement une manifestation précoce de celle-ci.

Maladie de Parkinson : que se passe-t-il dans le cerveau ?

Au centre du cerveau se trouve le mésencéphale, dans lequel se situe la “substance noire”. Les cellules de cette zone produisent de la dopamine, un messager chimique appelé neurotransmetteur, permettant le contrôle du mouvement et agissant aussi sur les sensations de plaisir et de désir.

La mort des cellules de la substance noire crée un manque de dopamine et entraîne une augmentation de glutamate et d’acétylcholine, deux autres messagers chimiques. De plus, les réseaux de neurones associés aux neurones à dopamine subissent alors des perturbations : au niveau du striatum, du thalamus, du noyau sous-thalamique, etc.

Ce déséquilibre en cascade provoque l’apparition des symptômes de la maladie de Parkinson.

Quels sont les symptômes de la maladie de Parkinson ?

Trois principaux symptômes moteurs touchent de façon asymétrique (un seul côté du corps) les patients souffrant de la maladie de Parkinson :

  • l’akinésie (lenteur de mise en œuvre et de coordination des mouvements),
  • l’hypertonie (muscles rigides et parfois douloureux, diminution des expressions faciales),
  • les tremblements rythmiques non-contrôlables au repos.

Ces symptômes moteurs sont d’intensité variable, et ne sont pas forcément présents en même temps. L’akinésie interfère avec toutes les activités courantes, dont la marche.

L’hypertonie peut toucher tous les muscles du corps (rachis compris) et provoquer une démarche caractéristique, appelée démarche parkinsonienne : posture penchée vers l’avant, petits pas en traînant les pieds, dos voûté, peu ou pas de balancement des bras.

Les tremblements peuvent être intermittents, survenant d'abord aux mains et aux bras, puis à la tête et aux jambes.

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Les troubles liés à cette maladie apparaissent généralement entre 50 et 70 ans, l’âge moyen étant de 58 ans. Les symptômes peuvent se confondre au départ avec ceux du vieillissement, mais ceux-ci s'aggravent au fur et à mesure et rendent le diagnostic plus évident. Au moment de la manifestation des premiers symptômes, on estime que 60% à 80% des cellules nerveuses de la substance noire seraient déjà détruites et que la maladie est déjà présente depuis 5 à 10 ans.

D’autres symptômes ou difficultés peuvent se manifester et affecter la vie quotidienne des personnes touchées par la maladie : perte d’odorat, troubles du sommeil paradoxal, perte d’équilibre, confusion, perte de mémoire et troubles cognitifs, difficulté de déglutition et d’articulation, voix chevrotante, fatigue et apathie, troubles de l’humeur, problèmes intestinaux, dépression et anxiété, etc.

Les différents stades de la maladie de Parkinson

On observe l’évolution de la maladie de Parkinson à travers cinq stades :

  • stade 1 : premiers signes unilatéraux, sans gêne au quotidien,
  • stade 2 : signes encore unilatéraux, entraînant une gêne dans la vie quotidienne,
  • stade 3 : signes bilatéraux, posture modifiée, mais autonomie totale, pas de handicap,
  • stade 4 : perte d’autonomie partielle, handicap plus sévère, marche encore possible,
  • stade 5 : marche impossible, perte d’autonomie totale, fauteuil roulant et alitement.

Le diagnostic de la maladie de Parkinson

Il n’y a aucun test spécifique pour diagnostiquer la maladie de Parkinson, le neurologue se base sur des antécédents médicaux, un examen neurologique, et un examen clinique des signes et symptômes.

Il peut demander en complément des tests d’imagerie (IRM ou scanner du cerveau) et des analyses de sang pour exclure d’autres affections provoquant les mêmes symptômes.

Le diagnostic prend du temps et se fait à l’aide de suivis réguliers, avec évaluation de l’état du patient et de l’évolution des symptômes.

Egalement, le neurologue peut administrer à la personne auscultée de la carbidopa-levodopa : si une dose suffisante de ce médicament utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson diminue significativement les symptômes et améliore la situation, le diagnostic est alors confirmé.

La prise en soins dans les maisons Korian

Pour les aidants, les interrogations autour de l'hébergement d’un proche atteint par la maladie sont diverses. Peut-on envisager un maintien à domicile ? Est-ce plus adapté d’envisager l’entrée en EHPAD ? Quelle solution privilégier entre l’hébergement permanent, l’hébergement temporaire et l’accueil de jour ?

Les équipes Korian sont à vos côtés pour vous guider dans vos prises de décisions. Elles vous orienteront vers les aides financières et les mesures juridiques adaptées.

Dans nos EHPAD, vous trouverez un accompagnement et des réponses, mais aussi des dispositifs spécifiques liés à la maladie.

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Les thérapies médicamenteuses

Les traitements médicamenteux actuels permettent de contrôler les symptômes moteurs associés à la maladie de Parkinson en agissant sur les mécanismes dopaminergiques (production, dégradation, etc.). Ces traitements sont sans effet sur les autres symptômes et sur la progression de la maladie et la dégénérescence des neurones.

La prise en charge médicamenteuse de la maladie de Parkinson peut être accompagnée de nombreux effets secondaires comme des nausées, des vomissements, de la somnolence, des mouvements involontaires ou encore des troubles comportementaux.

Pour répondre aux besoins spécifiques et évolutifs de la prise en soin, les établissements Korian, Cliniques SSR et maisons de retraite médicalisées, travaillent en accord afin de proposer aux résidents des solutions adaptées et un projet de soin personnalisé.

La kinésithérapie

Le maintien de l’activité, l’apprentissage de techniques pour lutter quotidiennement contre les blocages pouvant survenir à tout moment, le travail sur l’équilibre, et le renforcement musculaire sont des éléments fondamentaux de la prise en charge kinésithérapeutique de la maladie de Parkinson.

L’ergothérapie

L’ergothérapeute adapte en permanence l’environnement du malade en fonction de l’évolution de la maladie, afin de permettre une restitution dans l’espace social avec, par exemple :

  • l'apprentissage de techniques pour se lever du lit ou s’y asseoir en jouant sur la hauteur du lit,
  • l’installation de barres d’appui aux endroits clés de l’activité,
  • le balisage du trajet quotidien pour aller aux toilettes,
  • la mise à disposition outils pour prendre les médicaments à heures fixes. 

L’ergothérapeute va diminuer le risque majeur de chutes à répétition à travers une analyse fine des trajets et des obstacles rencontrés (trottoirs, marches, passages de seuils, escaliers, prise de clés pour ouvrir la chambre…) : les mouvements automatiques étant atteints, tout virage ou recul (ouverture d’une porte) peut entraîner un trouble de l’équilibre et donc une chute.

Le traitement chirurgical

La chirurgie du cerveau est parfois envisagée à un stade avancé, dans les cas les plus sévères. La stimulation cérébrale profonde, aussi nommé neurostimulation, est alors mise en place à l’aide d’électrodes. Cette intervention réduirait les mouvements involontaires et les tremblements mais peut être aussi accompagnée d’effets secondaires.

Les thérapies non-médicamenteuses (TNM)

Les traitements non-médicamenteux mis en place au sein des maisons Korian sont parfaitement adaptés à la gestion de certains troubles. Il est possible de préserver les capacités de nos aînés souffrant de la maladie de Parkinson en mettant en place un projet de soin thérapeutique et ludique en complément des traitements médicamenteux.

Les thérapies fonctionnelles, par exemple, s’avèrent essentielles dans l’accompagnement de la maladie de Parkinson. La kinésithérapie ou encore l'activité physique adaptée (APA) permettent de maintenir les fonctions motrices, de préserver l’activité physique et un certain niveau d’autonomie.

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Le recours à l’orthophonie permet également de corriger certains troubles du langage ou de la déglutition, minimisant ainsi l’isolement social, mais aussi de travailler l’écriture, la lecture.

Des équipes pluridisciplinaires dédiées

Nos maisons de retraite spécialisées prennent en charge les personnes souffrant de la maladie de Parkinson, les accompagnent et leur apportent des soins de qualité orientés vers le bien-être.

Nos équipes sont composées de toutes les disciplines :

  • médecins,
  • infirmiers,
  • aides-soignants,
  • psychologues,
  • kinésithérapeutes,
  • ergothérapeutes,
  • psychomotriciens,
  • éducateurs sportifs, ...

Au sein de nos maisons de retraites, les équipes travaillent en synergie avec un regard positif et bienveillant envers le résident, en prenant en considération les capacités, les souhaits et les envies de chacun.

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