Introduction

En France, on estime que près d’une personne sur cinq a souffert, souffre ou souffrira d’une dépression au cours de sa vie. La dépression est l’une des maladies mentales les plus répandues et touche tous les âges. 
Dans le milieu du travail, le syndrome d’épuisement professionnel, appelé « burn-out » est également fréquemment observé. Selon Santé Publique France, 30 000 personnes seraient touchées en France. 

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Définition de la dépression

La dépression est une maladie psychique. Appelée également dépression nerveuse, elle est caractérisée par des troubles de l’humeur. Selon son intensité et sa périodicité, le trouble dépressif peut être un épisode mineur et isolé, saisonnier ou chronique. Le plus souvent, il se manifeste par une succession d’épisodes dépressifs caractérisés. 

Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, « est caractérisé comme un état d’épuisement physique, émotionnel et mental résultant d’une exposition à des situations de travail émotionnellement exigeantes » . Le burn-out apparaît comme un syndrome à trois dimensions : « l’épuisement à la fois physique et psychique ; la dépersonnalisation (ou cynisme) se traduisant par un retrait et une indifférence vis-à-vis du travail ; et enfin la perte d’efficacité au travail et la dévalorisation de soi ». 

Déprime, dépression, burn-out, quelles différences ? 

La dépression ne désigne pas un simple coup de déprime. Il est normal de ressentir une phase de découragement, à ne pas confondre avec la dépression. La dépression est une pathologie répondant à des critères de diagnostic bien précis parmi lesquels : fatigue, troubles de l’humeur, perte d’intérêt, troubles du sommeil... 

Le burn-out, quant à lui, est le stade final d’une exposition à des situations de stress professionnels chroniques ou récurrents. Certains professionnels de la santé considèrent le burn-out comme une forme de dépression, d’autres comme un « syndrome » et une maladie individualisée. 

Les différents types d’épisodes dépressifs caractérisés 

Le trouble dépressif majeur 

Le trouble dépressif majeur est caractérisé par la survenue d’un ou plusieurs épisodes dépressifs majeurs, c’est-à-dire caractérisé par les critères décrits plus loin. 

La dysthymie 

La dysthymie est une tendance dépressive ou trouble dépressif persistant sans répondre aux critères d'un épisode dépressif majeur. La dysthymie se caractérise par des symptômes similaires à l’épisode dépressif majeur avec une intensité moindre mais d’évolution chronique et altérant notamment l’estime de soi, le sommeil et l’aptitude à se concentrer. Il est parfois appelé « dépression anxieuse » car aux symptômes habituels de la dépression s’ajoutent une appréhension et une anxiété excessives. 

Le trouble bipolaire 

Le trouble bipolaire est une maladie au long cours qui est responsable de dérèglements de l’humeur, avec le plus souvent une alternance d’états d’exaltation (ou maniaques) et de dépression. Les troubles bipolaires concernent entre 1 et 2,5% de la population. 

La dépression postpartum ou post-natale 

Chez la plupart des femmes, un état physiologique de tristesse ou d’anxiété se manifeste dans les jours qui suivent l’accouchement. On parle alors de baby blues qui dure entre un et quinze jours avant de disparaître spontanément. Cependant chez une femme sur 8, une réelle dépression s’installe. La dépression post-partum est un état dépressif majeur qui apparaît quelques semaines à quelques mois après l’accouchement et qui est douloureusement et invalidante et peut durer plusieurs mois. 

La dépression saisonnière 

La dépression saisonnière appelée aussi TAS ( Troubles Affectifs Saisonniers ) est un état dépressif majeur associé au changement de saisons et plus précisément au manque de lumière naturelle. Pour parler de véritable dépression, il faut que ce trouble apparaisse de manière récurrente, tous les ans pendant la période sombre (automne / hiver) et durant au moins 2 années consécutives. 

Il existe aussi des dépressions liées à des pathologies somatiques (post-AVC, vas- culaires, consécutive à une pathologie grave ou invalidante). 

Comment reconnaître les symptômes d’une dépression ou d’un burn-out ? 

Les symptômes d’une dépression sont multiples et peuvent être caractérisés par : 

  • une humeur dépressive, c’est-à-dire un sentiment de tristesse quasi-permanente et intense, qui n’a pas de motif précis, 
  • une perte d’intérêt et de plaisir pour les activités quotidiennes comme les autres, 
  • des troubles alimentaires entraînant une perte de poids significative ou au contraire une prise de poids importante ou une perte d’appétit, 
  • des troubles du sommeil se manifestant par une difficulté à trouver le sommeil en début de nuit (insomnie) ou par un temps de sommeil nettement supérieur à la moyenne (hypersomnie) ; des éveils nocturnes et des réveils précoces (insomnie), 
  • un ralentissement psychomoteur avec une lenteur dans les gestes, la marche, la voix ..., 
  • une fatigue marquée, quasiment permanente avec un manque d’énergie, due notamment aux troubles du sommeil rencontrés, 
  • un sentiment de dévalorisation de sa personne parfois accompagné d’un sentiment de culpabilité important, 
  • des troubles de l’attention, de la concentration, de la mémoire, indécision, 
  • des idées noires avec le sentiment que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue voire des idées suicidaires. 

Pris isolément, ces symptômes ne signifient pas forcément qu’il s’agit d’une dépression. Pour évoquer le diagnostic, il faut donc qu’il y ait plusieurs signes associés. 

entretien thérapeutique pour la prise en charge de la dépression

 

Le burn-out, quant à lui, peut se traduire par des manifestations plus ou moins importantes, d’installation progressive et souvent insidieuse, en rupture avec l’état antérieur, notamment : 

  • Émotionnelles : anxiété, tensions musculaires diffuses, tristesse de l’humeur ou manque d’entrain, irritabilité, hypersensibilité, absence d’émotion, 
  • Cognitives : troubles de la mémoire, de l’attention, de la concentration, des fonctions exécutives, 
  • Comportementales ou interpersonnelles : repli sur soi, isolement social, comportement agressif, parfois violent, diminution de l’empathie, ressentiment et hostilité à l’égard des collaborateurs, comportements addictifs, 
  • Motivationnelles ou liées à l’attitude : désengagement progressif, baisse de motivation et du moral, effritement des valeurs associées au travail, doutes sur ses propres compétences (remise en cause professionnelle, dévalorisation), 
  • Physiques non spécifiques : asthénie, troubles du sommeil, troubles musculo-squelettiques (type lombalgies, cervicalgies, etc.), crampes, céphalées, vertiges, anorexie, troubles gastro-intestinaux. 

Quelles sont les causes de la dépression ? 

Les causes de la dépression peuvent être diverses et mixtes : génétique, biologique, environnementale et contextuelle. 

Une vulnérabilité génétique 

Certaines études laissent à penser qu’il existe une vulnérabilité génétique face à la dépression. En effet, un individu a deux à quatre fois plus de risques de présenter un trouble dépressif caractérisé au cours de sa vie lorsque l’un de ses parents a des antécédents de trouble dépressif. La variabilité génétique affecte également la résilience et la capacité de faire face aux situations “stressantes” et à leur accumulation. 

Des facteurs biologiques 

Lors d’une dépression, un dysfonctionnement du système cérébral entraînant des modifications au niveau des neurotransmetteurs a été observé, notamment au niveau sérotoninergique, noradrénergique et dopaminergique. Les traitements médicamenteux prescrits vont agir sur ces perturbations. 

Des facteurs socio-démographiques 

Certains facteurs tels que le genre et l’âge peuvent être des facteurs de risque plus ou moins importants dans le développement d’une dépression. Par exemple, le risque de développement d’une dépression est environ deux fois plus élevé chez la femme que chez l’homme. 

Les facteurs socio-économiques ont également une influence. L’isolement social et affectif, les psycho-traumatismes (violences, abus, négligences physiques, sexuelles ou verbales). 

Des facteurs contextuels 

Les situations et événements de la vie (décès, séparation, conflit familial, perte d’un emploi...) peuvent être constituant de stress psychologiques. Toutefois, la tristesse associée à certains événements de vie ne signe pas la maladie à elle seule et est un processus normal, utile à l’acceptation. 

Les traumatismes précoces, vécus dans l’enfance, peuvent également être des facteurs de risque de la dépression. 

Des causes différentes pour le burn-out 

Le burn-out touche souvent des personnes investies, perfectionnistes qui ont subi une ou des situations stressantes sans s’y opposer. L’accumulation de stress finit par dépasser leurs ressources pour faire face aboutissant à un effondrement notamment lors de situations entraînant un sentiment de “non-reconnaissance” et d’injustice. 

Comme pour la dépression, le burn-out résulte le plus souvent de la combinaison de différents facteurs liés à l’environnement professionnel (organisation du travail, style de management, relations au travail, environnement professionnel...) et aux caractéristiques individuelles (personnalité, environnement privé...). 

Soigner la dépression et le burn-out dans les cliniques Korian 


Les épisodes dépressifs caractérisés isolés sont rares. Ils sont récidivants chez 80% des patients. C’est pourquoi il est important de consulter. 

Au sein de nos établissements spécialisés, la prise en charge peut se faire : 

Quelle que soit la gravité de la dépression, la prise en charge efficace consiste à combiner un traitement médical avec une psychothérapie. Des changements d’habitude de vie via des mesures hygiéno-diététiques sont conseillés. Dans certains cas et notamment dans les formes résistantes, la sismothérapie ou la résonance magnétique transcrânienne peuvent s’avérer utiles. 

La qualité de la prise en charge, la nature des traitements et l’observance sont des enjeux essentiels. 

L’objectif du traitement de la dépression est : 

  • la réduction des symptômes et de leurs conséquences fonctionnelles,
  • la prévention de rechutes et récidives ultérieures. 
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Les prises en charge spécifiques 

Au sein de nos cliniques psychiatriques Korian, les patients peuvent bénéficier d’un parcours dédié à la dépression. Les professionnels assurent la prise en charge préventive et thérapeutique des personnes ayant des troubles psychiatriques. Fortement impliqués dans une démarche dynamique de réhabilitation psychosociale, nos professionnels proposent une prise en charge centrée sur le soin, l’accompagnement au quotidien, l’évaluation de l’autonomie et la valorisation des compétences pour amener nos patients à la concrétisation d’un projet de vie personnalisé. 

Nos professionnels mettent en place un projet thérapeutique personnalisé et adapté à chaque patient pour leur assurer une amélioration de leur état de santé et favoriser la réinsertion professionnelle et sociale. 

Pour permettre aux patients de retrouver un sentiment de bien-être et faciliter leur réinsertion dans leur vie familiale et sociale, l’équipe médicale rythme leur quotidien autour : 

  • de soins adaptés à chacun d’entre eux, 
  • d’activités thérapeutiques, qui se déroulent souvent en groupe. 
activité thérapeutique en clinique psychiatrique korian

 

Les équipes pluridisciplinaires dédiées 

L’équipe pluridisciplinaire de l’établissement assure une prise en charge complète et personnalisée des patients en fonction des besoins de chacun d’eux. Elle se compose de : 

  • Médecins psychiatres, 
  • Médecins généralistes, 
  • Psychologues, 
  • Psychothérapeute, 
  • Ergothérapeute, 
  • Pharmacien, 
  • Assistante sociale, 
  • Cadre de santé, 
  • Infirmières et aides-soignants. 

Au sein des cliniques Korian, nos équipes travaillent en collaboration avec les professionnels de santé, le patient et l’ensemble des acteurs du parcours de soin. 

Une approche clinique partagée au sein du groupe Korian 

Des ateliers thématiques entre nos professionnels au sein du groupe Korian permettent l'échange d'idées et la diffusion de protocoles de traitement entre équipes médicales. Cette dynamique professionnelle entre soignants facilite la remontée d’informations et le partage de résultats cliniques positifs. Elle favorise la diffusion de bonnes pratiques médicales entre les établissements de soins. 

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