Introduction

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ? Comment se passe le diagnostic ? De nombreuses questions se posent quand un proche est atteint par la maladie. Autour du diagnostic, des symptômes ou des prises en soins en EHPAD, Korian vous donne ici quelques clés pour répondre à vos interrogations.

Corps

Définition de la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurocognitive complexe altérant progressivement les fonctions cognitives telles que : la mémoire, le langage, les fonctions motrices, et l’orientation spatio-temporelle. 

La maladie d’Alzheimer en chiffres

La maladie d’Alzheimer est une problématique de santé publique, du fait de l’augmentation du nombre de personnes atteintes, fortement liée à l’augmentation de l’espérance de vie.

On estime aujourd’hui que 1,2 million de personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer en France, soit entre 2 et 4% de la population générale, 15% des personnes de plus de 80 ans, et 40% des personnes de 90 à 95 ans*. 

chiffres clés maladie alzheimer


Source : France Alzheimer

Cette pathologie survient généralement après 65 ans mais se déclare parfois de manière plus précoce, avant 60 ans. Ces cas sont liés pour la plupart à l’hérédité, l’environnement et le style de vie.

Causes et facteurs de risques

Les causes précises de la maladie d’Alzheimer n’ont pas encore été découvertes, mais l’évolution des recherches et des connaissances a mis en exergue la combinaison de plusieurs facteurs favorisant le développement de la maladie.

Parmi ces facteurs de risques, on peut citer :

  • le vieillissement (à partir de 65 ans, le risque de développer cette pathologie double tous les cinq ans),
  • les maladies cardiovasculaires (avec les maladies associées dont le diabète et le cholestérol),
  • l’obésité,
  • le tabagisme,
  • l’hypercholestérolémie,
  • l’hypertension,
  • le diabète,
  • les traumatismes crâniens.

Si la maladie d’Alzheimer n’est pas héréditaire dans la plupart des cas (1,5% à 2% d’hérédité), on retient tout de même des facteurs génétiques pouvant augmenter le risque d’atteinte. Les chercheurs ont découvert qu’environ 60 % des personnes souffrantes de la maladie d’Alzheimer sont porteuses du gène Apolipoprotéine E4 (ApoE4)**. Le gène SORL1 semble aussi impliqué dans l’apparition de la maladie.

Maladie d'Alzheimer : que se passe-t-il dans le cerveau ?

La dégénérescence accélérée des neurones se traduit par une atrophie globale du cortex cérébral, particulièrement marquée dans l’hippocampe, région de la formation de nouveaux souvenirs. 

La maladie d’Alzheimer produit des effets sur le tissu cérébral. Elle réduit le nombre de cellules nerveuses et de synapses, et dont les neurones s’enchevêtrent différemment

De plus, des agrégats anormaux de fragments des protéines neurotoxiques (les peptides amyloïdes), appelés plaques amyloïdes, se forment et s’agglomèrent entre les cellules nerveuses. Les scientifiques étudient de près ces plaques amyloïdes, qui sont suspectées de causer l’altération des cellules et la perte des tissus dans la maladie d’Alzheimer.

C’est le Docteur Alois Alzheimer, neurologue allemand, qui a observé le premier ces plaques anormales. Il a donné son nom à cette maladie, Alzheimer, dont on sait aujourd’hui qu’elle se caractérise par ces deux types de dommages cérébraux

  • les plaques amyloïdes formées par la production excessive et l’accumulation de protéines bêta-amyloïdes dans certaines régions, 
  • la déformation de protéines structurales appelées protéines Tau, qui modifie l’enchevêtrement des neurones : on appelle cette lésion la dégénérescence neurofibrillaire.

A ces lésions s’ajoute une inflammation des neurones, s’altérant progressivement.

La démence liée à Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est la forme de troubles neurocognitifs la plus fréquente chez les personnes âgées puisqu’elle représente 65% des cas de démence.

Le terme “démence” a beaucoup évolué à travers les époques et n’a rien à voir avec la folie : il désigne de façon générale les problèmes de santé qui entraînent une diminution irréversible des fonctions cognitives. 

La maladie d’Alzheimer est différente des autres démences par son évolution graduelle et l’altération de la mémoire à court terme.

Une personne atteinte de la maladie perd progressivement ses facultés et ses proches peuvent concrètement observer l’altération des fonctions cognitives avec le temps. La personne présente des difficultés à mémoriser les événements, à reconnaître les visages et les objets, puis à se rappeler la signification des mots et enfin à exercer son jugement.

Il est tout à fait possible de prévenir et d’atténuer les difficultés cognitives associées à la maladie. Au sein des maisons Korian, ce sont les thérapies non-médicamenteuses qui sont privilégiées.

Les symptômes de la maladie d’Alzheimer

Les symptômes varient selon les personnes, mais ils sont assez nombreux :

  • oublis et pertes de mémoire à court terme (faits récents, nouvelles rencontres),
  • troubles de mémoire à long terme,
  • troubles de l’attention et de la planification,
  • tendance à la distraction,
  • troubles de la vision élaborée (lecture et repérage des objets),
  • troubles du langage oral (difficulté à nommer les objets ou à retrouver certains mots),
  • troubles du langage écrit,
  • troubles du comportement et de l’humeur (anxiété, confusion, dépression, agressivité),
  • troubles du mouvement,
  • troubles du sommeil,
  • troubles cognitifs (chemin de pensée, discours et raisonnement),
  • troubles des fonctions exécutives de tâches familières,
  • troubles de l’orientation spatio-temporelle,
  • fugue et déambulation,
  • perte d’autonomie progressive, de partielle à totale.

La présence de ces symptômes est souvent déroutante pour les aidants et l’entourage, notamment les troubles de l’humeur et du comportement. 

Il est important de les prendre en considération et de repérer des symptômes le plus tôt possible, afin d’apporter à votre proche une prise en soin rapide et adaptée.

Les stades d’évolution de la maladie

Les experts ont défini au fil du temps des stades permettant de décrire la progression de la maladie d’Alzheimer et l’altération des capacités d’une personne atteinte. 

L’échelle de détérioration globale de Reisberg se compose ainsi de 7 stades d’évolution : 

  • stade 1 : aucun déclin cognitif,
  • stade 2 : déclin cognitif très léger,
  • stade 3 : déclin cognitif léger,
  • stade 4 : déclin cognitif modéré,
  • stade 5 : déclin cognitif modérément sévère,
  • stade 6 : déclin cognitif sévère,
  • stade 7 : déclin cognitif très sévère.

Ces stades décrivent une évolution générale des troubles cognitifs associés à la maladie d’Alzheimer. Il est important de conserver une prise en charge individualisée et une vision globale de la personne afin de lui offrir un accompagnement et des soins les plus adaptés à sa situation.

Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer

Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer se fait généralement sur demande de l’entourage. 

Un médecin généraliste débute par un examen clinique approfondi de la personne et une évaluation de ses fonctions cognitives (tests de vision, d’écriture, de mémoire, de résolution de problèmes, etc.), avant de l’orienter vers un spécialiste. 

soignants ehpad alzheimer

 

Le spécialiste fera sa propre évaluation grâce à d’autres tests, et peut ajouter un bilan neuro-psychométrique permettant de mesurer un éventuel déficit des fonctions (mémoire, orientation, langage, gestualité, planification, capacités visiospatiales). Il peut encore compléter le diagnostic avec une IRM pour noter d’éventuelles atrophies dans le cerveau et repérer les zones touchées. 

Une prise de sang ou une ponction lombaire peuvent aussi exclure d’autres sources de déclins cognitifs (déficit endocrinien ou vitaminique, maladie à corps de Lewy, etc.) et mesurer les protéines, marqueurs de la maladie.

Même si aucun traitement curatif n’existe à ce jour, le diagnostic précoce permet un meilleur accompagnement de la personne, et une meilleure prise en charge, à travers notamment des activités sociales et thérapeutiques. Chez Korian, nous avons un lieu dédié : le Pôle d’Activités et de Soins Adaptés (PASA).

Le PASA accueille dans la journée les résidents ayant des troubles du comportement modérés, dans le but de leur proposer des activités sociales et thérapeutiques, individuelles ou collectives, afin de maintenir ou de réhabiliter leurs capacités fonctionnelles, leurs fonctions cognitives, sensorielles et leurs liens sociaux.

La prise en soins dans les maisons Korian

En tant qu’aidant, les questions autour de l'hébergement d’un proche atteint par la maladie sont nombreuses. Est-ce que le maintien à domicile est possible ? Est-ce plus sécurisant d’envisager l’entrée en EHPAD ? Dois-je me tourner vers un hébergement permanent, un hébergement temporaire ou un accueil de jour ?

Les équipes Korian sauront vous guider au mieux dans vos prises de décisions. Aussi, elles vous orienteront vers les aides financières et les mesures juridiques adaptées. 

Au cœur des EHPAD, vous trouverez un accompagnement et des réponses, mais aussi des dispositifs spécifiques liés à la maladie.

Les thérapies non-médicamenteuses (TNM)

LES TNM EN VIDÉOS
De quoi s'agit-il ? A quoi servent-elles ?

Soulager les aidants et guider les résidents dans le “mieux vivre” et le “mieux vieillir” est capital, et se fait à travers un accompagnement complet et personnalisé.

Le personnel soignant des maisons Korian établit un bilan en effectuant des tests cognitifs, gériatriques, nutritionnels et psychologiques pour aboutir à un projet de vie et de soins adapté. L’accueil de votre proche atteint et la préservation de son autonomie, de ses fonctions cognitives et motrices sont ainsi parfaitement adaptés.

Votre proche préserve une dynamique de vie constructive, et les thérapies non médicamenteuses mises en place diminuent la prise de médicaments et l’angoisse.

tnm alzheimer

 

Les thérapies non-médicamenteuses sont réparties en trois axes

  • les thérapies fonctionnelles, permettent, via des activités physiques de groupe ou de rééducation de stimuler les capacités motrices (activités physiques en groupe et rééducation physique à partir d’une console de jeux vidéo), 
  • les thérapies cognitives qui stimulent la mémoire, mais aussi le langage, avec une approche Montessori, et entraînent plusieurs zones du cerveau (langage, souvenirs, …),
  • les thérapies comportementales pour soulager les situations complexes (angoisse, cris, repli sur soi, etc.) et apporter du bien-être.

Des espaces de vie adaptés

Au sein de maison Korian, l’espace de vie s’adapte à l’évolution de la maladie d’Alzheimer ou des troubles apparentés. 

Grâce aux espaces Aloïs qui sont des environnements sécurisants, chaleureux et sereins, et à un accompagnement personnalisé, la désorientation ou l’angoisse peuvent être apaisées. 

D’autres espaces dédiés, comme l’espace Snoezelen, sont également à disposition dans certaines de nos maisons pour apporter stimulation et réconfort. Le terme Snoezelen est la contraction de Snuffelen (sentir) et de Doezelen (se reposer). Les espaces Snoezelen sont des lieux aménagés éclairés d'une lumière tamisée, où sont diffusées des musiques douces.

Trouvez une maison de retraite dans votre région
 

Des équipes pluridisciplinaires dédiées

Les établissements Korian comprennent des équipes pluridisciplinaires composées de tous les types de spécialistes, dans les domaines de la santé, du sport et du bien-être, permettant une prise en soin complète et individualisée de la personne souffrant de la maladie d'Alzheimer. Utilisés dans le cadre du handicap et du polyhandicap, ces espaces se développent chez Korian au service du Grand Age.

“ Un être est plus que sa mémoire” confie le Docteur Etienne Garrigue, médecin coordonnateur en EHPAD.

La fondation Korian pour le bien vieillir a justement créé EvIBE (l’Echelle d’Evaluation Instantanée du Bien-Etre) parce que nous pensons qu’au-delà des soins et de l’accueil, la qualité de vie de nos aînés est essentielle

* Chiffres issus de France Alzheimer

** Source : http://www.alzheimer-genetique.fr/professionnels-de-sante/facteurs-de-risque-alzheimer

Plus d'articles